J'ai longuement cru que Hellboy n'était qu'un film de science fiction uniquement destiné à combler les créneaux d'été des programmateurs de cinéma et
les deuxièmes parties de soirées de chaînes du câble.
Quelle erreur de ma part ! J'ai regardé Hellboy -un dimanche d'octobre- avec ma Douce et il faut admettre que nous nous sommes laissés entraîner tous les
deux par l'histoire sans effort aucun de notre part.
En effet, les personnages ont une profondeur surprenante, il y a beaucoup d'humour et Guillermo Del Toro (réalisateur du génial Labyrinthe de Pan) a
suffisamment de talent pour créer des mondes et des monstres pour que le petit garçon qui est en moi y croit et s'évade sans problème pendant 2H00.
Cette suite ne m'a pas déçu et a rempli son rôle mieux que je n'aurai pu l'imaginer. J'ai ri, tremblé, et j'ai été subjugué par la beauté de certaines
scènes, le petit garçon qui est en moi a même été déçu que le film ne dure que 2H00.
Hellboy II est aussi un film poétique tant en ce qui concerne certains personnages (Abe Sapien, étrange
créature bleue aux yeux insondables et pleins de secret) que certaines scènes (le marché aux trolls est un moment féerique comme j'en ai souvent rêvé)
Enfin, Hellboy a su éviter certains pièges inhérents à bon nombre de films de science fiction. En effet, les dialogues
sont bien ficelés , les acteurs jouent leurs partitions sans fausse note (je me suis promis de placer un jour cette expression qui ne veut rien dire), enfin l'histoire offre
suffisamment de rebondissements et de moments d'émerveillements pour que le petit garçon qui est en moi me remercie de l'avoir amené au cinéma.