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Vendredi 24 octobre 2008

Par Atticus - Publié dans : la dernière séance



Ca fait 1 an que j'ai entendu parler de ce film sur Jacques Mesrines (méchant gangster si vous êtes sensible à la notion d'ordre public ou sorte de robin des bois français n'ayant pas eu le temps de distribuer aux pauvres l'argent que les riches avaient de toute façon volé aux pauvres si vous êtes plus sensible à la notion de service public) et que je l'attendais avec impatience, les films de gangster étant un genre que j'apprécie énormément.




Cependant, des recherches poussées (comprenez un tour sur allocine pendant mon travail) avaient refroidi mes ardeurs.En effet, je craignais que ce film tourne au ridicule car produit par Thomas Langman, réalisateur d'Asterix aux Jeux Olympiques (spot publicitaire mettant en scène Zidane, Tony Parker, Franck Dubosc et Clovis Cornillac pour tenter de redresser le pouvoir d'achat), réalisé par Jean-François Richet (auteur réalisateur de  Ma 6-T va crac-ker film décrivant le quotidien d'une banlieue française façon NTM ) et avec comme acteur principal Vincent Cassel qui se contente de décliner à l'infini son image de voyou.












Et pourtant les critiques, la bande-annonce, les image avaient balayé mes appréhensions. Tout ce qui était raconté convergeait vers l'idée qu' enfin Jean-Pierre Melville et ses frères d'arme allaient avoir un successeur. digne de ce nom. Et pour tout avouer, je me voyais déjà expliquant pourquoi ce film est un chef d'oeuvre à qui voudrait bien m'écouter et asseoir ma réputation de gars soûlant lorsqu'il est lancé sur un film.

 Le film m'a déçu même si ça reste un divertissement sympathique. Je ne reviendrai pas sur l'histoire mainte fois évoquée d'un brave garçon nommé Jacques qui deviendra au fur et à mesure des années, Mesrines et fera trembler la France et le Québec. La mise en scène est certes bien pensée mais le film manq
ue de rythme, Cassel joue comme il sait le faire c'est à dire sans âme et n'arrive pas à surprendre le spectateur, sauf en de trop rares instants. Mesrines est montré à la fois comme un homme d'honneur et un fou sanguinaire mais il faut avouer qu'on est bien loin d'un Joe Pesci dans Les Affranchis jouant dans le même registre. Les dialogues sont d'une platitude absolue, notamment lorsque Mesrines se trouve au Québec (et sous-titrer les Quebec ois est d'un ridicule achevé). Les scènes d'action flirtent par moment avec le ridicule notamment la scène où  Mesrines  s'évade d'une prison remplie de gardiens sadiques et dirigée par un directeur au regard froid et plus malin que ses collaborateurs (c'est normal c'est le patron) est tournée de façon trop simpliste pour qu'on y croit vraiment.

Il apparaît ainsi que Jean-François Richet ne sera jamais Jean-Pierre Melville, que Thomas Langman est plus doué pour vendre un produit que pour produire un vrai film de cinéma et que Vincent Cassel a encore beaucoup à apprendre de ses illustres prédécesseurs. Mais même en étant déçu, c'est certain que je n'oserai pas rater la suite de l'instinct de mort, ne serait-ce qu'à cause de ma naiveté légendaire qui me dit que la suite sera mieux et que je tiendrai enfin le film français des années 2000 à ranger à coté des films de Jean-Pierre Melville.


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